Notre-Dame de Paris 20XX

Restaurer ses murs, ses ornements, ses œuvres d’art, et reconstruire son toit surmonté de la flèche de Viollet-Le-Duc, voici l’épreuve qui nous fait front.

Le lundi 15 avril 2019 en fin de journée, un incendie a mis terriblement à mal l’un des plus précieux monuments de l’humanité. Sans le courage et le professionnalisme de nos sapeurs-pompiers de Paris, nous l’aurions perdue dans son intégralité.

Malheureusement la célèbre forêt qui désigne la charpente en chêne de 110 mètres de long, pour 10m de large, a brûlé dans son intégralité. Cette dernière supportait une toiture en plomb pesant 210 tonnes. Il n’en reste plus que des cendres.

Disparue également, la flèche de l’architecte Viollet-le-Duc située à la verticale de la croisée du transept. Avec ses 500 tonnes de bois et 250 tonnes de plomb, elle culminait à 93 mètres de hauteur. Difficile de parler de tout cela au passé. Alors parlons d’avenir.

De nombreuses voix souhaitent une reconstruction à l’identique. Mais est-ce souhaitable ? Est-ce vraiment dans l’esprit de la construction des cathédrales ? Ces dernières étant des prouesses architecturales plus ou moins avant-gardistes. Elles s’exprimaient dans leur époque en apportant une vision. D’autres, dont celles du gouvernement, proposent de réfléchir justement à ancrer le futur de la cathédrale Notre-Dame dans l’époque de sa réhabilitation. Un concours va ainsi voir le jour pour une nouvelle flèche. A

Pour ma part, je suis pour conserver les volumes de la cathédrale et le design de la flèche de Viollet-le-Duc. Toutefois faire entrer des matériaux novateurs, ou en tout cas moins polluants, dans cette reconstruction est plutôt une bonne chose. Remplacer les plaques en plomb qui devaient contaminer les eaux pluviales un minimum, je suis pour, et esthétiquement facilement réalisable. La flèche en matériaux composites pourquoi pas, tant que l’esprit et les ornements de Viollet-le-Duc réapparaissent. Plutôt que de toucher à la flèche, je trouve qu’il serait intéressant de travailler sur la charpente et ses espaces en s’inspirant des cathédrales dont l’armature en bois a disparu.

N’étant pas ingénieur en bâtiment, ni architecte, je ne m’avance pas sur la faisabilité. Mais l’idée de gagner des volumes sur l’ensemble de la toiture de la nef et du transept, pour créer de nouveaux espaces pour des expositions gérées par le Centre des Musées Nationaux, est à envisager.

L’autre option est de faire entrer la lumière naturelle dans la cathédrale. En effet, une image frappante de cette tragédie a été ce halo lumineux à la croisée du transept, à l’endroit où la voûte s’est effondrée. L’idée serait donc d’imaginer une verrière sur cette partie de toiture pour recréer cette illumination. Du sol, une vue imprenable dans le prolongement de la futur flèche serait créée. En parallèle, je propose de disposer des bandes vitrées sur un mètre de haut de part et d’autre au niveau du faîtage de la nef et du transept. De nuit une croix immense dirigée vers le ciel prendrait forme, et de jour, les espaces d’expositions seraient baignés de lumière.

Comme toujours, mes photomontages, grossiers, sont à prendre pour ce qu’ils sont, mais je l’espère, permettent de visualiser à minima ces idées.  

Dans tous les cas, nous entrons dans une longue période de débats, en voici ma pierre.

Pour faire un don : https://www.fondation-patrimoine.org/

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